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LE SOIR DU DIABLE
Le soir du Diable s’est décomposé
sur mon cerveau de boue.
Le soir du Diable vient de s’agripper
me déchirant les joues.
Je me crève les yeux
croyant crever les cieux
je suis trop petit pour atteindre le soleil
Je me bouffe le cœur
croyant boire ma sueur
je glisse sans cesse le long de mon corps
Le soir du Diable a catalysé
les nerfs moteurs de ma chance,
Le soir du Diable a redessiné
Ma destinée en fer de lance.
Et je suce mon sang
croyant sucer le temps,
je suis le vautour se gavant de mes entrailles
je me casse les dents
sur un rocher brûlant
je me laisse cuire sur mon feu de paille
Et je suce mon sang
croyant sucer le temps,
je suis le vautour se gavant de mes entrailles
sur mon autoroute
cherchant un casse-croûte
dans la boîte à gants, j’ai rencontré
le Seigneur.
Le soir du Diable s’est décomposé
sur mon cerveau trop mou
Le soir du Diable vient de s’agripper
me déchirant les genoux.
Christian Decamps / JM Brezovar
texte soumis aux Droits d’Auteur
réservé strictement à un usage privé ou éducatif
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