Les Damnés, L’alchimiste, et la mort BIVOUAC !

Les Damnés :

Bivouac !
Ô bivouac !
Ô bivouac, bon diou !
Bivouac !
Ô bivouac !
Ô bivouac, bon diou !

L’alchimiste :

C’était en hiver
J’avais longtemps marché !

Les Damnés :

Bivouac !
Ô bivouac !
Ô bivouac, bon diou !
bivouac !
Ô bivouac !
Ô bivouac, bon diou !

L’alchimiste :

Vois-tu cette pierre ?
Je me suis reposé !

Les Damnés :

Bivouac !
Ô bivouac !
Ô bivouac, bon diou !
Bivouac !
Ô bivouac !
Ô bivouac, bon diou !

La mort :

Pourquoi t’es-tu arrêté
devant le Pieux Ravin ?
Tu t’approchais de mon royaume
Qui sent si bon le chien
Et du fond de mes ténèbres
Alchimiste de cabale
Je chante l’oraison funèbre
De ta pierre Philosophale !

Le singe :

Taisez-vous ! je suis nu,
Et mon ombre prend la forme de la rue
tais-toi, je suis blessé
L’estaminet est fermé, je suis jeté !

Je veux voler, je veux voler !
Crever l’atmosphère
Et le ciel des damnés

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !

Je veux voler, je veux voler
Afin que la terre ne soit plus mon oreiller !

Je veux crier, je veux crier !
De la gueule du Saint Père
Jusqu’aux tripes des putains

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !

Que l’orphéon du Grand Magistère
N’est pas pour demain !


Christian Decamps / Francis Decamps

texte soumis aux Droits d’Auteur
réservé strictement à un usage privé ou éducatif




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