Que le diable l’emporte
Le nain de Stanislas
Se lasse
Toujours entre deux portes
Le nain de Stanislas
Menace de rire
Ahihahaha
Nicolas Ferry
Tel était son nom
D’un roi Leczinski
Il était bouffon
Le cœur en ficelles
Haut de quelques pouces
Il nous contamine
L’entends-tu qui glousse
Sous les crinolines
Le nez aux dentelles ?
Que le diable l’emporte
(connais-tu son âme ?)
Le nain de Stanislas se lasse (qui se damne, qui se veut profane...)
Toujours entre deux portes... (ressens-tu le drame, qui le damne)
Le nain de Stanislas (qui le veut profane)
embrasse le pire... (qui le tanne jusqu’en son sommeil)
Bébé le Vosgien
Crie dans la luzerne
On lâche les chiens
La nuit aux lanternes
Le nain est trop précieux (le nain est trop précieux)
Le diable s’emporte (entends-tu son âme)
Le nain de Stanislas se lasse (qui se damne, qui se veut profane)
Toujours entre deux portes (ressens-tu le drame, qui le damne qui le veut profane )
le nain de Stanislas menace de mourir
(Qui le tanne dans son dernier sommeil )
Et oui Môssieu !
Son dernier sommeil
Le dirigea très loin, très loin
Oh ! beaucoup plus loin
Vers un port de plaisir
Où les nains se nourrissent d’éloquence
Grandissent, grandissent
Au fil des années-lumière
Oui Môssieu Stanislas
Pardon ! Monseigneur !
Tu te gavais à ses moqueries
Mais ton nain vole vers une onde
Où le bruit de ton tric-trac
N’écorche même plus ses oreilles
Où tes éclats de rire
S’engloutissent corps et âme
Dans un puits de lumière
Môssieu Stanislas
Dans un puits de lumière
Christian Decamps / Francis Decamps
texte soumis aux Droits d’Auteur
réservé strictement à un usage privé ou éducatif
fond : Nicolas Ferry
Pastel réalisé par Stanislas
de la vie réelle de Nicolas Ferry
|