accueil un pied dans la marge LES LARMES DU DALAÏ LAMA


la bête :
Pas un con pour sauver le monde
pas un dieu pour sauver la vie
goutte à goutte à chaque seconde
j’entends pleurer les larmes du Dalaï-Lama

On a cassé le toit du monde,
craché dans les Eaux du Sacré...
J’entends comme un torrent qui gronde
J’entends pleurer les larmes du Dalaï-Lama

Chrysalide :
Moi, Chrysalide, j’me dévide,
Cocon, canevas de soie
Et je suis Chrysalide
j’me dévide pour que mon moi soit soie.
Je file, ça va de soi !

Clin d’Oeil :
A qui la faute ?!


La bête :
Pas un con pour sauver la terre
pas un dieu pour sauver l’amour
quelque part entre sang et chair
J’entends pleurer les larmes du Dalaï-lama

Et dire qu’on était des sauvages
Et dire qu’on est civilisé
Y a jamais de pluie sans nuages.
J’entends pleurer les larmes du Dalaï-Lama
Dalaï-Lama !

Caméléon :
Si je veux, je change de couleur
je suis le caméléon
Si tu veux, j’me déguise en fleur
Une fleur qui sentirait bon.

Ronchon :
Digue dondaine et digue dondon !

Clin d’Œil :
Jeux de Dames, jeux de pions !

La bête :
Qu’il soit Hitler au Napoléon !

Clin d’oeil :
Même combat, même lésion !

L’illusionniste :
je suis l’antiquaire d’un vieux rêve,
le marchand d’un illusion
je suis le diamant et l’orfèvre
le brocanteur d’une passion

Lotus et couche cousue, je ne dis rien
les autres ne sauront jamais qu’il n’y a rien, Rien...

La bête :
Pas un con pour sauver le monde
pas un dieu pour sauver la vie
goutte à goutte à chaque seconde
j’entends pleurer les larmes du Dalaï-lama !


Christian Decamps



texte soumis aux Droits d’Auteur
réservé strictement à un usage privé ou éducatif

fond : montage dessin Phil pochette intérieure







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