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ELLE FAIT MES RIDES Elle ne dit rien, Elle frôle ma vie au dos d’un parchemin. Deux petits seins pointus qui rêvent de me crever la main. Dans ses yeux, c’est la guerre du feu. Et son corps aquarelle, oublié un soir à Lascaux, sur les parois, ruisselle... Elle donne son âme et son coeur à ma science. Fruit de mon imaginaire Elle est la femme, le sésame, la semence, l’origine de l’Univers... Tros pas de tango cambrés d’amour orchidées sur la baignoire Elle m’aide à jouir... Et c’est rien de le dire ! Elle fait mes rides. Elle est mon lac... Les jours suicident un semblant d’almanach. Et j’hallucine au gré du vent qui passe. Elle me zibeline les nuits où l’âme est lasse... L’âme est lasse... Elle a, sous les doigts, programmé toutes les caresses du diable. Un sourire pyromane à calciner les étoiles... Et l’enfant cherche lune vierge pour faire dessins dessus. Je la croque, mais elle tatoue un ange sur ma peau nue... Elle est à Dieu ce que l’homme est au songe. Le duplicata d’un rêve. Elle fait l’amour. Elle écope. Elle éponge tout l’excédent de ma sève. Et sur le carreau... Buée d’amour. Orchidées sur la baignoire... Elle m’aide à souffrir... Et c’est rien de le dire !! Elle fait mes rides. Elle est mon lac... Les jours suicident un semblant d’almanach. Et j’hallucine au gré du vent qui passe. Elle me zibeline les nuits où l’âme est lasse. Elle fait mes rides. Elle fait mes rêves... Elle Phénomène et doucement m’achève. Muse amusée de mon âme abusée. Elle me guignole l’esace d’un baiser.... Muse amusée de mon âme abusée. Elle me guignole l’esace d’un baiser... un baiser... Christian Decamps texte soumis aux Droits d’Auteur réservé strictement à un usage privé ou éducatif |